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Dimanche 26 juillet 2009

Je trompe le monde ou le monde me trompe ? Ce n'est pas la première fois qu'il me faut être au pied du mur, avoir tout cassé dans la maison, pour comprendre ce qui est important. On ne vit pas à posteriori. Ca fait un moment que je connais cette tendance à attendre, à regarder passer la vie en restant sur le côté, taureau hagard dans son pré. Ca n'est pas la première fois non plus que des personnes très chères à mon coeur souffrent jusqu'au découragement face à mon immobilisme. Par chance toutes celles et ceux qui partagent ou ont partagé ma vie sont beaux, gentils, intelligents, sensibles, généreux, lucides et pleins d'amour. Davantage que je ne saurais jamais l'être ?

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28 juillet 2009 de demi_coeur_noir

A force d'avoir peur de me tromper je m'éloigne d'eux, de ces qualités, de moi-même. Parce que j'ai honte de mes erreurs, de mes failles, des mes lâchetés, de mes faiblesses, je perds l'audace, j'écoute mal les intuitions, j'abandonne... Pourtant, pourtant, on ne grandit pas sans remise en cause, sans s'écorcher les genoux, sans avoir mal à l'orgueil des fois, sans accepter qu'on n'est pas capable de tout, qu'on n'est pas capable que du meilleur. Pourtant, pourtant, cela fait des années que je me permets de juger les autres, que les autres m'enseignent la difficulté d'être humain, humble. Puis de nouvelles rencontres, d'autres questions, d'autres doutes, une sensation de déjà-vu qui m'intrigue. Fatalité ?

Le risque et l'incertitude sont indissociables du mouvement de la vie. Vouloir se mettre perpétuellement à l'abri des dangers est sans doute le meilleur moyen de se mettre à l'abri du bonheur. Il n'y a qu'à regarder les enfants pour s'en souvenir : après les larmes on y voit beaucoup plus clair. Celles que je verse quand je comprends où se trouve l'amour. Celle que je fais couler parce que mes doutes auraient fini par emprisonner les âmes merveilleuses qui se sont approchées de moi. Celles qui précédent le plus difficile des choix, le plus vital : la liberté. Celles qui disent, chaudes, brillantes, salées : nous sommes vivants, nous sommes humains.

Pour toutes ces perles, ces diamants, ces flocons sur mes joues, je ne vous remercierai jamais assez d'avoir été là, une seconde, un jour ou des années, d'être encore là malgré tout ou de me manquer parce que vous êtes partis à la conquête de votre liberté. Je vous aime. Je viens seulement d'ouvrir les yeux...

 

Par Coeur Noir - Publié dans : Q - Communauté : Vive le désordre !
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